• "Froid" est une chanson extraite de l'album "Nord" de Laura Cahen.

     


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  • En 1869 Isidore Ducasse - aka Comte de Lautréamont - a composé cet ouvrage poétique en prose. Nommées « chants », les six parties  de cet ouvrage sont une suite d'épisodes dont Maldoror - personnage mystérieux et maléfique - est l'unique fil conducteur. 

    L'oeuvre a eu un parcours mouvementé : 

    - le premier des chants a été publié à compte d'auteur et anonymement durant l'automne 1868. Ce premier chant est ensuite repris dans un recueil de poésies publié par Évariste Carrance intitulé Les Parfums de l'âme en 1869,

    - l'œuvre complète, qui comprend les six chants et qui est signée du pseudonyme « Comte de Lautréamont », a été imprimée à compte d'auteur en Belgique en août 1869. L'éditeur refuse à l'époque de mettre l'ouvrage en vente 1) par crainte de poursuites judiciaires ; 2) parce que son auteur n'a pas entièrement payé le tirage (soit 1 200 francs),

    - l'ouvrage paraît en 1869, dans un relatif anonymat. Il est rapidement oublié, de même que son auteur, mort quelques années plus tard. Il faut alors attendre la période surréaliste - courant artistique auquel il a contribué - pour voir la popularité de ce livre évoluer,

    - en 1874, le stock des exemplaires de l'édition originale des Chants est racheté par le libraire-éditeur tarbais J.-B. Rozez, installé en Belgique et mis en vente sous une nouvelle couverture. En 1885, Max Waller, directeur de la Jeune Belgique, en publie un extrait et les fait découvrir.

     

    Depuis l'oeuvre a été en partie utilisée par d'autres artistes, dont le groupe français Jack The Ripper qui ouvre son album de 2003 - I'm Coming - avec une chanson intitulée "La femelle du requin".


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  • Les Méditations poétiques fut le premier recueil de poèmes d'Alphonse de Lamartine, publié en 1820. Ce fut aussi un succès des débuts de la poésie romantique dans la littérature française caractérisé par sa mélancolie élégiaque et douce.

     

    La forme fluide et homogène de l'ouvrage atteint grâce aux sentiments forts et profonds du poète, une harmonie novatrice comblant dès lors la déficience du romantisme en matière de poésie. Ce recueil contient des poèmes composés entre 1815 et 1820 qui semblent être parmi les plus connus de Lamartine : Le Lac, L'Isolement, Le Soir, Le Vallon, L'Automne.

     

    Ce recueil marque l'aboutissement d'un courant de poésie élégiaque caractérisé par de nombreuses allusions mythologiques, une tonalité exclamative, des interrogations ainsi qu'une abondance de périphrases poétiques. Il fait l'effet d'une révolution car son fond est nouveau : les poèmes se fondent sur l'expression d'un lyrisme tout personnel qu'exaltent les moments tristes ou heureux de la vie du jeune poète.

     

    Le recueil évoque les souvenirs et les regrets, les espérances et les désespoirs, l'angoisse face à la mort. Mais ces élans de l'âme sont inséparables du sentiment de la nature amie, à qui le poète confie ses joies et ses peines. L'évocation des paysages naturels reflète l'état d'âme du poète lui-même : les motifs récurrents du lac et du vallon qui rappellent à Lamartine la sûreté et la douceur de son enfance et de la demeure paternelle.

    Lamartine essaye aussi d'exprimer son rapport à l'au-delà. Bien que chrétien, il n'a pas de certitudes exactes, ce qui le pousse parfois à douter, mais finalement, l'espérance envers l'immortalité triomphe.

     

    La première édition de 1849 comportait le 24 poèmes qui suivent :

    1.     L'Isolement

    2.     L'Homme

    3.     Le Soir

    4.     L'Immortalité

    5.     Le Vallon

    6.     Le Désespoir

    7.     La Providence à l'homme

    8.     Souvenir

    9.     L'Enthousiasme

    10.   Le Lac

    11.   La Gloire

    12.   La Prière

    13.   Invocation

    14.   La Foi

    15.   Le Golfe de Baya

    16.   Le Temple

    17.   Chants lyriques de Saül 

    18.   Hymne au Soleil

    19.   Adieu

    20.   La Semaine sainte à la Roche-Guyon

    21.   Le Chrétien mourant

    22.   Dieu

    23.   L'Automne

    24.   La Poésie sacrée

      
    D'autres éditions ont ajouté ces poèmes :  

    1.     À Elvire

    2.     Ode

    3.     Le Lis du golfe de Santa Restituta (1842)

    4.     La Retraite

    5.     La Charité (1846)

    6.     Ode sur la naissance du Duc de Bordeaux

    7.     Ressouvenir du Lac Léman (1842)

    8.     Le Génie

    9.     Philosophie

    10.   Le Pasteur et le Pêcheur (1826)

    11.   A une Fleur sèchée dans un album (1827)

    12.   Ferrare (1844)

    13.   A un Enfant, fille du poète (1831)

    14.   Les Fleurs (1837)

    15.   Les Oiseaux (1842)

    16.   Les Pavots (1847)

    17.   Le Coquillage au bord de la mer 


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  • Je ne sais pas raconter précisément aujourd'hui comment j'ai appris à lire ; je peux seulement dire ce que mes parents m'ont dit à ce sujet, à savoir que j'ai appris seul. Mes premières lectures - selon mes souvenirs - furent les ouvrages du Club des Cinq, édités dans la Bibliothèque Rose, collection de livres reconnaissables à la couverture rose.

    Tout cela pour en venir à cette série de romans d'aventures pour enfants et jeunes adolescents écrite par Enid Blyton. Elle fut publiée en Angleterre de 1942 à 1963, et en France de 1955 à 1967. Elle l'est toujours aujourd'hui.

    La traductrice française Claude Voilier a écrit vingt-quatre volumes supplémentaires de 1971 à 1985.

     

    Le Club des cinq relate les aventures d'un groupe de quatre enfants : Claude, Annie, François, Michel appelé Mick, et Dagobert le chien. Blyton écrit les premiers livres de la série dans les années 1940, et certains des concepts qu'on y retrouve reflètent cette époque.

     

    Voici les personnages principaux

    ·    - Claudine "Claude" Dorsel a onze ans. Chef de la bande et garçon manqué, elle a changé son prénom qu'elle trouvait trop féminin. Elle possède une île dont sa mère a hérité (ainsi que la maison), laquelle lui a dit « qu'elle la lui donnait »4. Cette île est le domaine des Cinq, qui y vont souvent camper. Claude adore son chien Dagobert et l'emmène partout, même dans son collège. Elle est très généreuse et ne ment jamais, mais elle a un caractère difficile. Elle n'en fait qu'à sa tête et n'obéit qu'à son instinct. Dans les deux premiers livres tout du moins, Claude a une forte personnalité et joue un rôle majeur. Elle refuse de se comporter comme devrait le faire une fille et proclame son égalité avec les deux garçons du groupe. 

    ·      - Annie Gauthier du haut de ses « presque dix ans », est la plus petite. Mick et Claude la traitent souvent de « bébé ». Claude trouve Annie trop « fifille » et froussarde, Annie trouve Claude trop intrépide et garçon manqué, mais elles s'entendent bien. Très douce et très timide, elle est cependant très maligne et quand elle est en colère, elle devient redoutable. Elle surgit dans l'action au moment où l'on s'y attend le moins pour sauver ses amis en danger. Elle aime être la ménagère et la cuisinière du groupe. Elle fait souvent des gaffes. 

    ·     - François Gauthier est l'aîné des enfants. Très raisonnable pour ses treize ans, il est responsable de son frère, de sa sœur et de sa cousine. Il est grand et fort, prudent et sérieux. Il pense à tout, mais est parfois un peu « lourd » pour ses cadets avec ses recommandations. Pessimiste, il n'a pas beaucoup de patience. 

    ·      - Michel "Mick" Gauthier fait souvent équipe avec sa cousine Claude qui est du même âge que lui. Petit et malin, il taquine toujours tout le monde sur tout : Claude sur son prénom et son attitude masculine, François sur sa prudence exagérée et sa gourmandise et Annie sur sa taille et sa timidité. Mais il sait être courageux et réfléchi quand il le faut. Il est très optimiste, mais casse-cou. C'est un incorrigible gourmand et il est vite insupportable avec ses blagues incessantes. 

    ·     - Dagobert, souvent abrégé en « Dag » ou « Dago » est le chien de Claude. C'est un chien très affectueux qui ne se sépare jamais de sa maîtresse. Il ne possède pas de pedigree mais Claude ne s'en séparerait pour rien au monde. Il sait monter la garde, suivre une piste, effrayer les bandits, mais il peut aussi être calme, doux, joueur. Un chien parfait et le plus intelligent au monde, selon Claude. 

     

    Lors de l'écriture de ses livres, Enid Blyton a toujours dit que le personnage de Claude (George) s'inspirait d'une fille ayant réellement existé. À la fin de sa vie, elle admit que cette fille était en fait elle-même.

     

     

    Dans les premiers volumes de la série, Claude sort du cadre habituel des stéréotypes garçons-filles que l'on trouve dans les séries de l'auteur. Cette différence s'atténue par la suite, peut-être sur pression de l'éditeur. Dans les deux premiers livres tout du moins, Claude a une forte personnalité et joue un rôle majeur. Elle refuse de se comporter comme devrait le faire une fille et proclame son égalité avec les deux garçons du groupe. Si quelqu'un l'appelle par son vrai prénom : « Claudine », elle ne réagit tout simplement pas. Même si, parfois, ses compagnons réprouvent son comportement, elle tient bon.

     

     

    Les enfants sont tous scolarisés dans des pensionnats, ils se retrouvent et vivent leurs aventures durant leurs vacances. 

     

    Les lieux principaux sont : 

    ·     -  L'île de Kernach et le château de Kernach (Kirrin Island et Kirrin Castle en anglais) appartiennent à Claude. Les Cinq vont souvent y camper l'été. Enid Blyton se serait inspirée, pour le château de Kernach, du château de Corfe à Corfe Castle, une vieille forteresse normande dans le Dorset. 

    ·       - La Villa des Mouettes (Kirrin Cottage) est la villa des Dorsel. Elle se situe en Bretagne dans le village de Ploumarech (Kirrin dans le Dorset en anglais). Quand les Cinq ne peuvent pas aller camper dans leur île, ils doivent rester là. Cela pourrait être agréable si M. Dorsel ne travaillait pas : les quatre cousins et leur chien pourraient faire tout le bruit qu'ils veulent. Heureusement, Maria la cuisinière leur fait de bons petits plats. Et la plage est juste en dessous, pour aller se baigner. Annie dort dans le lit libre de la chambre de sa cousine, et ses frères se partagent la chambre d'amis. Dagobert est censé dormir dans son panier, mais dès que Tante Cécile a fermé la porte, il saute sur le lit de Claude. 

    ·      - La ferme de Kernach est la ferme des parents de Claude, où vivent deux vieux fermiers, M. et Mme Guillou. Ils sont très gentils et leur maison regorge de passages secrets et de cachettes... Un passage secret qui part de l'armoire à double fond de la chambre d'amis, qui mène directement à la cheminée de la Villa des Mouettes. 

    ·      - Le phare des Tempêtes est le phare de Pilou. Son père, grand savant comme son ami M. Dorsel, avait acheté un vieux phare désaffecté pour travailler en paix. Mais les mouettes le dérangeaient, alors il en a fait don à son fils. Le puits qui sert de fondations donne sur les grottes dans la falaise. Mais attention à ne pas se faire coincer par la marée haute ! Cet inconvénient a valu aux Cinq, à leur ami et à son petit singe Berlingot une inoubliable aventure. 

    ·      - La Villa des Lagarde est le lieu où habitent le professeur Lagarde, sa bonne Jeanne, son fils Pilou et le singe Berlingot. Elle a aussi abrité un guépard nommé Attila et un chien appelé Flibustier, qui ont donné du fil à retordre aux Cinq. 

    ·       La maison de Jeanne est le lieu où habite la bonne des Lagarde lorsqu'elle ne travaille pas. Le jardin de derrière est une parcelle de la propriété du riche M. de St-Maur, qui lui prête gracieusement. Les Cinq ont d'ailleurs vécu avec Pilou et Berlingot une grande aventure à propos de ce M. de St-Maur. 


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